J’ai rencontré Raymond Gurême un peu avant la sorti de son livre « Interdit aux nomades ». Son éditrice m’avait commandé une photo de lui. Par la suite, je suis allé régulièrement le voir sur son terrain de Saint-Germain-lès-Arpajon.
J’aimais ces moments que nous passions ensemble. A chacune de mes visites, je m’efforçais de faire une bonne photo de lui. Je lui tournais autour, le déplaçais, cherchais mes lumières, mes fonds, mes cadrages. Il n’a jamais manifesté la moindre impatience, il restait lui-même et me laissait faire. Puis, nous partagions de longues heures à ne rien faire, juste à être ensemble.
Depuis qu’il nous a quitté, il y a un an et demi, je suis retourné plusieurs fois sur son terrain. Rien n’a changé. Son camping-car est toujours à sa place et ses chevaux continuent de brouter dans le pré. Chaque jour, en fin d’après-midi, la famille se réunit chez lui, comme elle avait l’habitude de le faire. Les grands boivent du café en fumant pendant que les enfants jouent bruyamment, grimpent aux arbres, courent dans le pré, foncent à vélo ou en mini-moto. Leur joie de vivre fait chaud au cœur et à travers eux, c’est un peu Raymond que je continu à photographier.
 
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