Je me suis trompé. Aucune frontière n’est facile à franchir. Il faut forcément abandonner quelque chose derrière soi. Nous avons cru pouvoir passer sans sentir la moindre difficulté, mais il faut s’arracher la peau pour quitter son pays. Et qu’il n’y ait ni fils barbelés ni poste frontière n’y change rien. J’ai laissé mon frère derrière moi, comme une chaussure que l’on perd dans la course. Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes.”

Laurent Godé (ELDORADO)
Barry, ce matin, sous le métro entre Barbés et La Chapelle.
#coubri #migrant

Share via:
Tags
Category
Comments 0

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Random Posts

2020 05 23 10
2025 11 13 9
29avri115
2020 05 03 3
24nov1
23sept8

Search

Category

(214)
(195)
(283)
(343)
(383)
(164)
(161)
(279)
(219)
(714)
(325)
(38)

Archives